Ensemble Luceram

Les Talents de Luceram

Violons :
Hélène Schmitt
Isabelle Lucas

Hautbois :
Patrick Beaugiraud
Jean-Marc Philippe

Basson :
Philippe Miqueu

Viole de gambe :
Andreas Linos

Théorbes :
Éric Bellocq
Thomas Dunford

Clavecins :
Jean-Christophe Dijoux
François Guerrier
Philippe Grisvard
Frédéric Michel
Laurent Stewart

Hélène Schmitt, violon et direction

  

Ses goûts musicaux, son parcours singulier, sa passion pour les cultures italienne et germanique (elle parle et écrit couramment l’allemand, l’italien et l’anglais et a vécu dix ans en Allemagne), son ardeur à défendre un répertoire parfois tombé dans l’oubli, la distinguent clairement au sein du paysage violonistique, tant par sa discographie que sur la scène.

Après des études de violon moderne à Paris et de violon baroque à la Schola Cantorum de Bâle, auprès de Chiara Banchini, elle approfondit son jeu auprès de Reinhard Goebel à Cologne, puis est lauréate de trois prix internationaux (Bruges, Amsterdam et Melk) et mène alors, pas à pas, une vraie carrière de soliste. Elle est en effet une des rares violonistes à se produire si souvent en soliste, défendant autant des répertoires originaux et peu joués des XVIIe et XVIIIe siècles que les grands  fleurons du répertoire classique et romantique pour violon.

 

C’est dans nombre de haut-lieux musicaux d’Europe, tout autant que sur les scè-nes françaises qu’Hélène Schmitt est invitée à jouer, mais également au Japon, en Corée, aux Etats-Unis, en Turquie ou dans les Pays Baltes, souvent seule, en tournée de récitals.

 

Elle est récompensée, en novembre 2010, du Prix de la Fondation del Duca, fondation abritée par l’Académie des Beaux-Arts de Paris.

 

Elle a enseigné le violon baroque au CNR de Toulouse de 1994 à 2000 puis au Conservatoire de Genève de 1999 à 2002. Elle dirige actuellement la classe de violon baroque et de musique de chambre du CRR de Boulogne- Billancourt.En outre, elle est régulièrement invitée à donner des masterclasses à l’étranger et en France autant que comme membre des jurys de concours internationaux tels que le Concours international de musique ancienne de Bruges.

 

Elle a déjà enregistré neuf disques en soliste, dont les huit derniers pour le label français Alpha, qui la soutient depuis dix ans. Cette discographie fait montre d’un vaste éventail d’oeuvres pour violon seul ou accompagné, des XVIIe et XVIIIe siècles, un répertoire qui inclut autant les célèbres Sonates et Partitas pour violon seul de Johann Sebastian Bach que celles pour violon et basse continue d’Ignazio Albertini (Diapason d’or 2002), celles de Stefano Carbonelli ou Johann Heinrich Schmelzer , ou encore les « Ayrs for the violin » de Nicola Matteis entre autres savoureuses découvertes. Son dernier enregistrement, paru en février 2011, est consacré aux sonates de Mozart et Beethoven pour violon et pianoforte.

 

Sa passion pour la danse l’amène à concevoir, auprès du danseur et chorégraphe Raphaël Cottin, un spectacle original pour violon et danse contemporaine, sur l’œuvre de Bach pour violon seul, intitulé « Sei solo ». Ce spectacle se donne régulièrement en France et à l’étranger dès 2008.

 

Par ailleurs elle fonde son propre ensemble, l’Ensemble Luceram, avec lequel elle se produit de plus en plus souvent.  

Enfin elle fonde en 2010 un quatuor à cordes, le Quatuor Baillot, auprès duquel elle commence à se produire.

En outre, elle est demandée régulièrement comme premier violon d’orchestres de chambre en France et à l’étranger, autant pour des enregistrements que des concerts.

Son répertoire qui comprend le répertoire pour violon des XVIIe et XVIIIe siècle se prolonge et s’épanouit dans les périodes classique et romantique.

En 2012 elle sera plus souvent encore invitée à se produire en soliste avec oechestre.

 

Les médias français et internationaux saluent régulièrement ses disques et ses concerts :

** « La violoniste mobilise l’attention de l’auditeur par l’intensité du propos et la profondeur du sentiment. Menée avec un tel engagement, cette lutte entre l’esprit et la matière quitte le champ étroit du violon pour s’étendre à l’universel. » ( Philippe Venturini, « le Monde de la Musique » février 2006 ))

** « Une violoniste qui lance des notes comme des cris, qui tire de son instrument des tirades, éplorées ou ardentes, cela s’appelle la liberté. Chapeau ! » ( Jacques Drillon,  Le Nouvel Observateur, juin 2007 ) 

** « De la violoniste on ne sait qu’admirer le plus, la maîtrise technique, l’engagement charnel  amoureux  avec  l’œuvre, la folle virtuosité qui lui fait prendre tous les risques, son art du rubato qui exalte un motif, qui suspend le vol d’une note, ses  attaques pianissimi, ou plutôt ces sons qui semblent issus du silence,  filés au forte et rendus à l’insensible de la perception, dans un sentiment d’infini.» ( Benito Pelegrìn  La Provence,  mars 2008 ) 

**« Son jeu flamboyant rivalise de voluptés sonores où l’effort ne se fait jamais sentir. Enchanteur. » ( Jean-Luc Macia, Diapason, avril 2009)

**"Fougue, sensualité, mélancolie : cet enregistrement est une sorte de portrait en musique du Chérubin des "Noces de Figaro". Séduisant, charmant, irrésistible"  (Jacques Drillon – Nouvel Observateur  février 2011) 

 

Ses enregistrements sont régulièrement diffusés sur les radios européennes : Radio-Classique, France–Musique, Radio Suisse Romande, WDR3, Deutschland Funk , SWF Radio, ou Klara Radio lui ont consacré souvent émissions et portraits.

 

Ce parcours, fruit d’une réflexion et d’un travail sans cesse approfondis, tient la violoniste à l’écart des fureurs ou des curiosités de modes passagères et la fait apprécier d’un public à coup sûr plus friand d’un vrai style et d’une vraie profondeur que d’éclats brillants.

 

Le site d'Hélène Schmitt : http://www.heleneschmitt.com/